Changement de nom de famille : la procédure pour les mineurs

Un changement de nom de famille pour un enfant mineur n’est possible que si le père a reconnu l’enfant après la déclaration de naissance. À partir de 13 ans, l’accord écrit de l’enfant est obligatoire. La présence des deux parents est requise lors du dépôt de la demande.

Pourquoi demander un changement de nom ? 

Le changement peut être motivé par différentes situations : 

  • Volonté d’unifier les noms au sein d’une fratrie 
  • Volonté d’ajouter ou de remplacer le nom d’un des parents 

Qui peut faire la demande ? 

Seuls les deux parents de l’enfant peuvent effectuer la demande. 

La procédure est conjointe : elle nécessite l’accord et la signature des deux parents. 

Le consentement de l’enfant est requis à partir de 13 ans. Il doit être donné par écrit. Un modèle de lettre est disponible dans la rubrique « Liens utiles ». 

Où faire la demande ? 

La demande doit être faite devant un officier de l’état civil de votre choix. 

Pièces à fournir :  

  • Formulaire à remplir et à redéposer en mairie 
  • Justificatifs d’identité des deux parents 
  • Acte de naissance de l’enfant (datant de moins de 3 mois) 
  • Justificatif de domicile 
  • Livret de famille 
  • Consentement écrit de l’enfant (s’il a plus de 13 ans) 

Fiche pratique

Résiliation judiciaire du contrat de travail d’un salarié

Vérifié le 04/01/2022 – Direction de l’information légale et administrative (Première ministre)

Le salarié qui reproche à son employeur des manquements graves concernant l’application de son contrat de travail peut demander au conseil de prud’hommes (CPH) de résilier son contrat. En cas de résiliation, la rupture est considérée comme un licenciement sans cause réelle et sérieuse (ou nul si le salarié était représentant du personnel). Si la résiliation judiciaire n’est pas prononcée, le salarié continue de travailler dans les conditions habituelles.

La résiliation judiciaire du contrat du travail permet de rompre le contrat de travail à l’initiative du salarié.

Si l’employeur manque gravement à ses obligations contractuelles, le salarié peut saisir le conseil de prud’hommes (CPH).

Le manquement grave aux obligations contractuelles est retenu par le juge dans certains cas, notamment :

  • Discrédit jeté sur un salarié, l’affectant personnellement et portant atteinte à son image, sa fonction et son autorité
  • Suppression d’un véhicule professionnel mettant le salarié dans l’impossibilité de travailler
  • Propos dégradants tenus à l’encontre d’un salarié et portant atteinte à sa dignité
  • Discrimination

 À noter

l’employeur n’est pas autorisé à demander une résiliation judiciaire. Toutefois, l’employeur peut le faire dans le cadre d’un contrat d’apprentissage si l’apprenti a commis une faute grave durant les 45 premiers jours du contrat.

La demande de résiliation judiciaire peut être demandée par

  • un salarié en CDI
  • ou un salarié en CDD, mais uniquement en cas de faute grave de l’employeur ou de force majeure.

Pour demander la résiliation judiciaire du contrat de travail, le salarié doit saisir le conseil de prud’hommes.

Pendant toute la procédure judiciaire, le salarié continue de travailler dans les conditions habituelles.

Toutefois, le contrat peut être rompu (démission, licenciement, rupture conventionnelle, prise d’acte) pendant la procédure prud’homale.

La résiliation s’applique en fonction de la situation du salarié, salarié non protégé ou salarié protégé.

    • La résiliation du contrat de travail prend effet à compter d’une des dates suivantes :

      • À la date du jugement
      • Ou, si le salarié a été licencié pendant la procédure, à la date où le contrat de travail a été rompu

      L’employeur doit verser au salarié les indemnités suivantes :

      L’employeur doit également remettre au salarié les documents de fin de contrat auxquels il a droit.

    • La résiliation du contrat de travail prend effet :

      • À la date du jugement
      • Ou, si le salarié a été licencié pendant la procédure, à la date où le contrat de travail a été rompu

      Elle produit les effets d’un licenciement nul dans le cas d’un salarié protégé.

      L’employeur doit verser au salarié les indemnités suivantes :

      L’employeur doit également remettre au salarié les documents de fin de contrat auxquels il a droit.

  • Le contrat de travail se poursuit normalement. Aucune indemnité n’est due au salarié.

    Si l’employeur a licencié le salarié en cours de procédure, le juge se prononce sur la validité de ce licenciement après avoir rejeté la demande de résiliation du salarié.